Posté le 18.08.2007 par aujourlejour
Parfois, j'arrive pas à écrire, mon esprit m'interdit de dévoiler ce que mon coeur ressent. Mais, je sais qu'exterioiser ce que j'ai au fond de moi m'aidera à avancer. Petite, je parlais a mon amie Julie, je lui disait absolument tout, mes ressentiments, mes sentiments, mes peines, mes joies, mes craintes. Mais un, jour, j'ai déménagé et changé d'établissement scolaire. l'éloignement et les jours qui passent n'ont pas été un problème au début. Mais elle s'est fait de nouvelles amies et moi aussi. Certes pas des comme elle. Elle était épatante, toujours de bonne humeur, égale à elle même. Ce qui me plaisait chez elle c'était le fait qu'elle arrivait à surmonter chaque épreuve avec tant de facilité. Pourtant, je l'ai connu très fragile, mon amie. Elle pleurait dès que quelque chose la perturbait. Mais au fur et à mesure, elle prenait conscience qu'il fallait qu'elle grandisse. Puis elle à changé. Sa vulnérabilité s'est changée en répartie et plus jamais elle ne s'est laissée marcher sur les pieds. Actuellement je la voit peu. Elle me manque mais à chaque retrouvailles c'est comme si l'on ne s'était jamais quittées. Et on continuent à s'aimer. Elle peut compter sur moi et moi sur elle. L'amitié est une valeur forte, sans celle-ci je pense que je serai perdue. lorsque l'on est amis, on s'engage, on se tient à être honnête, loyale et à tendre la main à son camarade et ceux dans n'importe quelle situation. Je pense en disant cela a un proche qui a risqué sa vie de nombreuse fois en couchant avec des filles et ce sans protection. Aujourd'hui il attend le résultat des tests VIH... Si il était malade nous serions tous la, j'entend par la l'intégralité de notre groupe d'amis, pour le soutenir. Il a joué avec sa vie et la vie de ses nombreuses partenaires et ce de manière désinvolte. Pourtant, nous sommes la génération informée sur le risque d'un rapport sexuel non protégé et rien que pour cette raison et pour tout ceux qui souffrent d'une maladie sexuellement transmissible, nous nous devons de sortir couverts. Personne n' à le droit de remettre en cause le devenir de son prochain et surtout pas pour un plan baise.
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Posté le 18.08.2007 par aujourlejour
Je suis une abandonnée, je fais partie des ces gens que l'on jette. Insignifiante, on choisi un jour ou l'autre de me balancer pour mieux. J'ai quitté le domicile de ma mère à treize ans. Enfin, j'a fui l'enfer que nous vivions il y a six années. Celle-ci s'est faite brisée par le départ de mon père suite à de longues années de tourments. Amoureuse de lui et habituée au quotidien qu'elle partageait avec lui, Maman a commencé a boire, à "s'alcooliser" comme disent les assistantes sociales. Cette noyade de ma mère me fut insupportable: échec scolaire, dépression... J'ai vécu sa detresse comme si elle m'abandonnait. J'ai logé ensuite chez l'amie de mon père, après une acclimatation difficile, j'ai aimé cette vie. Elle avait trois enfants, ainsi, nous étions six à la maison. Mais un jour, trompée par mon père elle nous a mis dehors. Bref, deuxième abandon. Puis, je me suis amourachée d'un garçon de mon âge. J'étais dingue de lui. Grand, brun, ténébreux, il correspondait à l'époque à ce que je recherchais. Mais il m'a quitté. Troisième abandon. Puis Papy il y a quelques mois. C'est pour cette raison que je suis sans cesse anxieuse et que la désillusion ronge ma vie. Enfin, grâce à Romain et à mes amis fidèles je m'en sort. Ils m'apportent la stabilité dont j'ai besoin. Cet espace de sécurité vital à chacun. Romain, surtout. Sa fidélité, sa patience et son amour me donnent des ailes et l'occasion de croire en moi et en ce que je réalise. Il éclaire ma vie et lui donne un sens. Oui, a 19 ans on peut aimer de toute son âme, de tout son corps. A 19 ans on peut avoir envie partager son existence avec un homme et désirer rendre heureux quelqu'un. A travers lui je me découvre aimante, douce, attentionnée, je prend conscience que la pierre que je suis a besoin d'affection et de tendresse, sans doute davantage que quiconque. Puis, il me comprend et me supporte. C'est quelqu'un d'extraordinaire, il est loyal, honnête, droit, généreux, doux et il me fait rire. Puis ses yeux... Ses yeux verts qui sont le reflet de son âme et de ses sentiments toujours sincères. Ils me donnent confiance en moi et m'aident à me réaliser. C'est lorsqu'il sont posés sur moi que je me sens être.
Posté le 18.08.2007 par aujourlejour
J'ai perdu mon second grand-père il y a trois mois. Cette fois ci, l'épreuve était très difficile. J'ai appris peu de temps après son départ qu'il était victime depuis des années d'un cancer des poumons.Il nous l'a caché par fierté, par discrétion. Puis il ne voulait pas nous inquiéter. Cet homme était un sage. Ce genre de personne qui marque chacun. Il était tout pour moi, mon confident, mon maître, mon modèle, celui pour qui je devais être qui je suis. En effet, j'étais l'aînée de ses petits enfants, sa préférée, sa protégée. Jamais il ne s'est fâché, jamais il n'a crié. De toute façon, je désirais tellement être à la hauteur que j'étais sage. C'est pour lui que j'ai décidé d'avoir mon bac avec mention, car je savais depuis toujours qu'il était fier de moi, mon Papy. En outre, c'est toujours pour lui que je me dirige vers des études compliquées, je rentre en hypokhâgne en septembre. Et je sais à quel point il était heureux à cette idée. Il nous a quitté trop vite, j'aurais aimé qu'il connaisse Romain, mon amoureux et mes futurs enfants. Puis je pensais qu'il allait attendre mon bac, mais il a attendu le 13 Mai 2007, le jour de l'anniversaire de ma grand-mère. Au fond de moi, je suis persuadée qu'il luttait pour pouvoir lui souhaiter. Dommage car il es mort tôt le matin, loin d'elle, dans ce sinistre hôpital d'Epinal. Il me manque, j'ai tout le temps envie de lui téléphoner. De lui dire "Bonjour, Papy, c'est Clémence" et d'entendre sa voix douce et claire me répondre avec amour "ah, salut ma Clém!", mais non, il est parti.Je ne pourrais jamais lui dire à quel point il était important pour moi. A quel point il a influencé ma vie;, mes choix par sa droiture, sa dignité. J'espère qu'il y a des golfs au ciel, il adorait ce sport. A mes yeux il appréciait le calme des parcours, la précision du jeux mais aussi la convivialité des rencontres entre amoureux de la discipline. J'aimais l'accompagner pour faire un 18 trous. Je tirais son chariot et contemplais la beauté du lieu. Souvent, il m'emmenait au restaurant du golf et comme lui je dégustais une andouillette ou un waterzoï de poissons. J'adorais ces moments privilégiés que l'on partageait avec toute la simplicité du monde malgré la connotation bourgeoise du lieu. Souvent je me prenais pour la princesse, la petite fille du reignant et je prenais toute mon importance, aux yeux du monde et surtout aux miens, je devenais quelqu'un. Pourtant, je n'étais que la petite fille aux au regard émeraude de Jean. Peu importe, tout cela me semblait être vrai, et je me sentais heureuse. Pour une fois on me consacrait du temps. Quelques secondes m'auraient suffies, un simple regard affectueux également. Mais Papy m'offrait plus. Il ne me considérait pas telle une gamine de 10 ou 12 années, mais comme une personne. C'est ainsi que je devenais enfin quelqu'un.
Posté le 18.08.2007 par aujourlejour
J'ai du mal à dormir, depuis toujours je fait de nombreux cauchemars, parfois ceux-ci me hantent durant des jours. Mais en ce moment, enfin, depuis que Bon-papa (mon grand père paternel) est mort, je me demande dans quel état il est au ciel, je sais, cela semble bête, mais est-il capable de marcher, de penser?... Ainsi, je met des heures à m'endormir. Je me rassure en me répétant que pour vivre heureux il faut se convaincre d'après Epicure que "la mort n'est rien pour nous", avec ce point essentiel de la philosophie de cet auteur, j'arrive a apaiser mon esprit.
Posté le 18.08.2007 par aujourlejour
A l'heure ou j'ecris je suis en voiture avec mon père et mon frère. Nous allons voir notre grand père qui est parti dans la nuit de mercredi à jeudi. Sa vie fut un calvaire. Victime d'une maladie grave enfant il est resté handicapé durant toute sa longue vie. Père de cinq enfants il a perdu son fils aîné, mon oncle il y a environ sept ans. De plus, la maladie d'alzeihmer (j'ai aucune idée de l'orthographe et la voiture de papa n'est pas équipée de dictionnaire) a rongé son âme. il était devenu étranger à son corps, complètement spectateur de sa vie. Incapable de marcher, de bouger, de parler, sa vie était devenue un enfer. C'est pourquoi, il me semble qu'il était prêt à s'en aller, à rejoindre Dieu. Ainsi, il est libéré, soulagé. Il venait de fêter ses 83 ans. Nous avons d' ailleurs célébré son anniversaire vendredi dernier. Je ne suis pas certaine qu'il ait réalisé l'occasion pour laquelle nous étions venus lui rendre visite. Peu importe, même si il était absent, nous lui avons consacré du temps, et c'est ce qui compte. Puis, cela nous a permis de lui dire au revoir dignement. Je ne vais pas garder un bon souvenir de cet homme, il était silencieux, ne parlait que pour râler, mais je lui pardonne son état ronchon, il a souffert toute sa vie et j'ai parfaitement conscience, du haut de ma petite vie d'adolescente, que vieillir à sa manière n'est pas une réjouissance. Pour cette raison, j'approuve la descision des gens qui demandent le droit de mourir. L'euthanasie dans certains cas me semble demeurer le meilleur des choix. Même si je suis croyante je pense qu'il faut garder une part d'humanité dans la mort, ainsi il faut parfois donner un petit coup de pouce à Dieu. C'est sans doute une façon de rester digne dans son départ. Et de ne pas sembler totalement dépendant d'autrui.
Posté le 17.08.2007 par aujourlejour
Nous ne partions pas en vacances au bout du monde, pourtant les professions de mes parents aurait pu nous le permettre. Tous deux médecins, leurs revenus étaient suffisants pour nous emmener loin de ce plat pays. Nous sommes partis ne fois au Maroc; Maman était enceinte de Charles, je me souviens de la chaleur sur mon corps de gamine et de cette grande tache bleue au milieu de l'hôtel. La piscine remplissait nos journées. Dans mes souvenirs sont présents une chatte et sa progéniture. Cette petite famille si mignonne s'était réfugiée dans un coin du parc de la résidence, j'allais en cachette des nourrir et caresser leur doux pelage. Cette famille chat me fascinait. J'étais sous le charme de ces animaux. D'ailleurs, je rêvais d'être adoptée par la maman chat, elle m'aurait porté toute l'attention que j'aurais souhaité et m'aurait donné toute la tendresse que je voulais. Pourtant j'ai eu beau prier de toutes mes forces, aucun dieu ne me métamorphosa en chaton. Chaque année, lors des vacances de paques, nous partions avec des cousins sur une petite île de bretagne. Bréhat était notre refuge. Le lieu ou nous nous ressourcions, l'endroit ou nous nous retrouvions. des années nous nous y sommes rendus. Tel un exode annuel . L'île nous appelait.
Posté le 17.08.2007 par aujourlejour
J'ai encore oublié que je n'étais pas seule dans la fratrie que mes parents ont crée. Ils m'étouffent tellement ces frères avec leurs soucis que je prefere les oublier dans mon monde. De cette façon il y a au moins un endroit ou ils n'occupent pas tout l'espace avec leurs bobos. Mais c'est inévitable, ils fonts partis de moi. Mon premier frere est né 18 mois apres moi. Beaucoup trop tôt a mon gout. Par sa faute je n'ai pas été l'unique trésor de mes parents bien longtemps. De plus, il a toujours été différent.Avec le peu de temps qui separe nos naissances nous nous sommes suivis scolairement. IL était toujours seul dans la cour de récré. Pas d'amis. IL faisait toujours des bétises pour ce faire remarquer. Pas d'interet. IL était ce petit monstre, cet etranger qui est entré dans mon univers juste pour me voler la vedette, juste pour que mon monde ne s'interesse plus à moi. Le soir il pleurait des heures pour que les regards de mes parents se porte vers lui, et en bonne ainée je l'accueillai dans ma chambre pour le consoler. Je ne l'ai jamais vraiment aimé ce frere. Enfin, à cause de cette jalousie, à cause de ses numéros de ses comédies, je n'arrivai pas a le regarder comme celui qui devait etre ma moitié. Pourtant, il a été mon compagnon de jeu. Nous cosacriions des heures à jouer aux petites voitures sur son immense tapis sur lequel était representé une ville vue de haut aux couleurs criardes. Des apres midis entiers a promener notre lapin dans le parc ou a deguiser notre chienne Jeep. De longs moments a construire des cabanes à l'aide de couvertures, de morceaux de bois et de beaucoup d'imagination. Mais rancuniere du fait qu'il avait fait irruption dans ma jolie petite vie d'enfant gatée je n'ai jamais voulu avoir d'affinités avec lui.Plus tard, Charles est né.J'avais six ans. L'un de mes premiers souvenirs precis. Mon papa à la sortie de l'école me serre dans ses bras en m'annoncant la bonne nouvelle: Le bébé est né. Je suis a nouveau grande soeur. Mais malheureusement, ce bébé pansement qui été censsé guerir la maladie qui rongeait le couple de mes parents n'a pas réussi a ressouder les liens entre les adultes. C'était de toute façon une immense responsabilité pour ce petit garçon. Je me souviens de ses premiers mots, de ses premieres betises. Je l'ai beaucoup aimé ce petit frere. Il été mon protégé et j'étais sa kéké, sa clém, sa Clémence. Sa grande soeur qui le sauverai des pires ennemis s'il le fallait.Tres vite j'ai ainsi pris mon role de grande soeur tres au serieux. Ce que je navais pas fait lors de la premiere naissance. Edouard n'avait pas d'interet a mes yeux d'enfant alors que Charles etait celui que j'atendais. Nous somme devenus complices, excluant le second du duo. Le rendant etranger a la fraterie. Il s'est vite vengé.
Posté le 17.08.2007 par aujourlejour
Petite,un nombre raisonable d'amis m'entourais, j'étais amoureuse de beaucoup de garçons à la fois. Un jour, Erwan, une heure, Clément, une minute Matthieu. Tout dépendait de l'attention qu'il me portaient. Car très vite je me suis appercue qu'aux yeux du monde je n'étais ni belle, ni interessante. Juste une petite fille parmis d'autres, un petit corps sans charme mélangé aux autres enfants, une tête remplie de contines et de rêves semblables à toutes les autres. En réalité, simplement une petite fille ordinaire. Je faisais donc partie de la masse. De cette espece de groupe à qui chacun essai de s'identifier juste dans le but de ne pas affronter la solitude. Je cherchais à seduire l'un ou l'autre à l'aide de mes grands yeux ou grâce à mon esprit malin. Je voulais attirer leur attention. Il fallait qu'on me consacre du temps. Qu'on me donne ce que mes parents ne pouvaient me donner. Avec leurs activités respectives, ni l'un, ni l'autre ne se chargeaient d'une gamine. Je redoublais d'efforts pour faire mieux que les autres, pour attirer les regards. Je me suis essayé à la danse, mais mon corps peu gracieux ne m'aidait pas a convaincre mes professeurs. J'ai donc opté pour l'équitation, mais je me suis vite lassée de ces grandes bêtes stupides à dresser. Le golf m'a alors semblé convenir, mais je n'ai jamais possédé de don dans ce domaine. J'etais decidement nulle, etrangere à mon corps qui ne m'offrait pas le plaisir d'exceller dans un domaine sportif. c'est naturellement que je me suis penchée vers des perspectives nettement plus intellectuelles. Le piano m'a semblé etre un bon choix. Ma grand mère qui me vénerait pratiquait de cet instrument et en jouait m'a semblé etre un bon investissement, j'alais davantage lui plaire. Mais très vite les longues minutes passées devant ce clavier bicolore devenait un supplice. Je n'étais ni fascinée par les notes, ni par l'instrument qui les produisait à l'aide de mes doits si peu agiles. Je me suis essayé au dessin, là, il y avait quelque chose, un truc peu perceptible pour le spectateur de ma banale oeuvre, mais le temps passé sur ce morceau de papier avec mes crayons Carandache me permettait de me plonger dans mon univers, dans cet espace imaginaire m'offrant enfin la possibilité de m'évader avec diginité et non en me ridiculisant dans une discipline. Enfin, j'avais trouvé mon domaine. les Beaux Arts, dans une certaine dimension. Longtemps j'ai gardé silencieux cet amour pour le gribouillage. En effet, une cousine m'avait volé l'exclusivité en étant doué, elle. Ainsi, à travers l'ombre qu'elle me faisait, je ne parvenais pas a faire remarquer à ma famille que j'aimais cela.Je me suis donc tue.
Posté le 17.08.2007 par aujourlejour
Je suis née un jeudi du mois de mars 1988. Accueillie par des parents aimants et s'aimants, enfin, je crois. C'est ce que je me suis mis en tête pour donner une raison à la detresse de ma mère lorsque l'homme de sa vie, mon père l'a quitté. Je fus desirée. Tellement que je me suis toujours considerée tel un don du ciel ou un quelconque cadeau de je ne sais quelle force superieure. C'est ainsi que j'ai été des années la princesse de ma mère, cette chose qu'elle pouvait parer des plus beaux vêtements, ce truc à qui elle pouvait apprendre une multitude de numéros afin d'impressionner son entourage. J'étais la petite fille parfaite qui faisait des betises lorsqu'il fallait les faires et qui réalisait des prouesses quand elles étaient attendues.